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Louer son appartement de A à Z : le guide complet

Vous avez un appartement à louer et une vraie question : par où commencer ? On déroule les étapes dans l’ordre, du choix du type de location à la première quittance, avec un renvoi vers nos guides détaillés à chaque virage. De quoi louer sereinement, sans rien oublier.

11 min de lecture·Mis à jour le ·Relu à jour de la législation

Avant tout : ce que « louer » veut vraiment dire

Louer son appartement, ce n’est pas juste trouver quelqu’un et lui remettre les clés. C’est un enchaînement d’étapes, chacune encadrée par la loi du 6 juillet 1989 qui régit les locations d’habitation. La bonne nouvelle : prises une par une, dans l’ordre, elles n’ont rien de sorcier.

Ce guide est votre fil rouge. Il pose les huit grandes étapes de la mise en location, de la première décision jusqu’à la gestion au quotidien, et vous renvoie vers nos guides détaillés dès qu’un sujet mérite d’être creusé. Voyez-le comme une carte : on survole le trajet, et vous zoomez là où vous en avez besoin.

Un cadre pour commencer : ici, on parle de location longue durée, la résidence principale de votre locataire, vide ou meublée. Pas de location saisonnière ni de meublé de tourisme, qui obéissent à d’autres règles.

Étape 1 — Choisir le type de location et la durée du bail

Première bifurcation : louez-vous vide ou meublé ? Le meublé impose un logement équipé d’une liste minimale (literie, plaques, réfrigérateur, vaisselle…) et se déclare fiscalement en BIC. Le vide, lui, est plus souple à l’ameublement et relève des revenus fonciers. Ce choix conditionne tout le reste : durée du bail, dépôt de garantie, fiscalité.

La durée du bail dépend justement de ce choix et du profil du locataire :

  • Location vide : bail de 3 ans (6 ans si le bailleur est une société, une SCI par exemple)
  • Location meublée : bail de 1 an
  • Bail étudiant (meublé) : 9 mois, non reconductible

Vide ou meublé, ce n’est pas qu’une affaire de canapé : le rendement, la vacance et la fiscalité penchent différemment selon les cas. On pèse le pour et le contre en détail dans notre guide bail meublé ou vide, que choisir.

Étape 2 — Un logement décent et des diagnostics à jour

Avant de penser loyer ou annonce, une règle non négociable : le logement doit être décent. Surface minimale (9 m² et 2,20 m de hauteur sous plafond), pas de risque pour la santé ou la sécurité, équipements de base en état, et depuis quelques années un critère de performance énergétique. Un logement non décent ne peut légalement pas être loué.

C’est là qu’intervient le DPE (diagnostic de performance énergétique). Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location : impossible de signer un nouveau bail ni de renouveler un bail existant. L’étiquette F suivra au 1er janvier 2028, puis E au 1er janvier 2034. Si votre bien est une passoire thermique, ce point se règle avant tout le reste.

Le DPE n’est pas seul : selon l’âge et la localisation du bien, plusieurs diagnostics sont obligatoires et doivent être annexés au bail (électricité et gaz de plus de 15 ans, plomb, amiante, état des risques…). On liste tout, avec les durées de validité, dans notre guide des diagnostics obligatoires avant de louer, et on décrypte le calendrier des passoires thermiques à part.

Sur Locara, la fiche de chaque bien centralise son DPE et son GES : vous savez d’un coup d’œil où vous en êtes vis-à-vis du calendrier, et vous rangez les diagnostics au bon endroit dès le départ.

Étape 3 — Fixer le bon loyer

Le loyer se cale d’abord sur le marché local : regardez ce qui se loue autour de vous, à surface, état et étage comparables. Trop haut, votre bien reste vide ; trop bas, vous perdez du rendement chaque mois. L’équilibre se trouve en observant, pas en devinant.

Mais dans un nombre croissant de villes, votre liberté est encadrée. L’encadrement des loyers impose un loyer de référence à ne pas dépasser (majoré d’un plafond), sous peine de sanctions et d’une action du locataire. Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier et d’autres agglomérations sont concernées, et la liste s’allonge.

Comment savoir si vous êtes dans les clous, et jusqu’où vous pouvez aller ? On détaille la mécanique du loyer de référence et le complément de loyer dans notre guide fixer le loyer avec l’encadrement et le loyer de référence.

Étape 4 — Rédiger et diffuser l’annonce

Une bonne annonce fait deux choses : elle attire les bons candidats et elle respecte la loi. Côté légal, certaines mentions sont obligatoires dès la publication :

  • Le montant du loyer mensuel, et s’il y a un complément de loyer, le loyer de base + le complément
  • Le montant des charges et leur mode de règlement (provision ou forfait)
  • Le montant du dépôt de garantie
  • La commune et l’arrondissement, la surface habitable
  • Le caractère meublé ou vide du logement
  • La classe DPE (lettre) et, en zone d’encadrement, le loyer de référence majoré
  • Les honoraires à la charge du locataire, le cas échéant

Côté attractivité, tout se joue sur des photos nettes et lumineuses, un descriptif honnête (surface, étage, ascenseur, chauffage, extérieur) et un loyer juste. Une annonce claire vous évite les visites inutiles et les candidats déçus.

Dans Locara, vous générez l’annonce du bien à partir de sa fiche : les informations réglementaires sont déjà là, vous n’avez pas à les ressaisir ni à risquer un oubli.

Étape 5 — Choisir le locataire et sécuriser les loyers

Vient l’étape la plus scrutée : le choix du locataire. Vous constituez un dossier de candidature, mais attention, la liste des pièces que vous pouvez exiger est limitée par la loi (décret « liste ALUR »). Réclamer une pièce interdite (photo, RIB, attestation de l’employeur en plus…) vous expose à une amende.

La règle de bon sens souvent retenue : viser un revenu net d’environ trois fois le loyer, tout en restant attentif à la stabilité et à la cohérence du dossier. On récapitule les pièces autorisées et les demandes interdites dans notre guide du dossier de location conforme ALUR.

Pour dormir tranquille, deux filets de sécurité existent : le garant (une personne qui se porte caution) et les dispositifs comme la garantie Visale (gratuite, portée par Action Logement) ou l’assurance loyers impayés (GLI). Attention, on ne cumule pas caution personne physique et GLI dans la plupart des cas. On compare tout ça dans notre guide garantir ses loyers : caution, Visale ou GLI.

Sur Locara, quand vous installez un locataire, vous renseignez le titulaire du bail, ses éventuels garants et la durée du bail : la fiche du locataire est prête avant même la signature.

Étape 6 — Signer le bail, ses annexes et faire l’état des lieux

Le bail se signe sur la base d’un contrat-type fixé par décret : il n’y a pas à réinventer la roue, mais il doit contenir des mentions précises (identité des parties, description et surface du logement, montant et date du loyer, dépôt de garantie, durée…). Toute clause abusive y est réputée non écrite.

Au bail s’ajoutent des annexes obligatoires : le dossier de diagnostics, la notice d’information, le cas échéant le règlement de copropriété, l’état des lieux d’entrée et, en meublé, l’inventaire du mobilier.

Le dépôt de garantie est plafonné : 1 mois de loyer hors charges en vide, 2 mois en meublé. Il se restitue en fin de bail, sous 1 à 2 mois selon l’état des lieux de sortie. On détaille les règles et les délais dans notre guide du dépôt de garantie.

L’état des lieux d’entrée, enfin, est votre meilleure assurance contre les litiges de sortie : précis, daté, illustré de photos, il fait foi. On vous montre comment le réussir dans notre guide de l’état des lieux sans litige.

Étape 7 — Assurer le bien

Votre locataire doit s’assurer (assurance habitation avec risques locatifs), et vous justifier de cette attestation chaque année. Mais vous aussi avez intérêt à vous couvrir, avec une assurance propriétaire non occupant (PNO).

La PNO est même obligatoire pour un logement en copropriété (loi ALUR), et fortement recommandée en maison individuelle. Elle prend le relais là où l’assurance du locataire s’arrête : vacance locative, sinistre dont l’origine n’est pas couverte par le locataire, recours en responsabilité en tant que propriétaire.

On explique ce que couvre vraiment la PNO, son coût et ses garanties dans notre guide de l’assurance PNO du propriétaire bailleur.

Étape 8 — Gérer au quotidien (et dans la durée)

Le bail signé, le vrai métier de bailleur commence : encaisser les loyers, émettre les quittances, relancer en cas de retard, réviser le loyer chaque année, régulariser les charges, et déclarer ses revenus.

Quelques réflexes à ancrer :

  • Émettre une quittance à chaque loyer payé (le locataire peut l’exiger, gratuitement)
  • Réviser le loyer une fois par an avec l’IRL, si le bail contient une clause de révision, dans le délai d’un an
  • Régulariser les charges récupérables chaque année sur la base des dépenses réelles
  • Garder toutes les traces (loyers, factures, taxe foncière) pour la déclaration fiscale de printemps

Réviser au bon indice et à la bonne date évite les révisions perdues : la méthode est dans notre guide réviser le loyer avec l’IRL. Et pour ne récupérer que ce qui est récupérable auprès du locataire, on trie tout dans le guide des charges récupérables.

Côté impôts, vos loyers se déclarent au printemps (revenus fonciers en vide, BIC en meublé). Le choix du régime — micro ou réel — se prépare en amont : on l’aborde dans notre guide micro-foncier ou régime réel.

C’est exactement ce que Locara automatise : les loyers se pointent et se relancent, les quittances s’éditent, la révision IRL est calculée à la bonne date, et un export comptable rassemble l’année au moment de déclarer. Votre locataire, lui, retrouve son bail, ses quittances et son coffre depuis son propre accès.

Un dernier mot : ce guide donne la marche à suivre, pas un conseil adapté à votre situation. Les seuils, plafonds, indices et dates évoluent — vérifiez toujours les valeurs de l’année sur service-public.fr, anil.org ou impots.gouv.fr, et faites-vous accompagner par un professionnel (notaire, avocat, expert-comptable) pour une situation complexe ou un montage important.

Questions fréquentes

Quelles sont les étapes pour louer son appartement ?

Dans l’ordre : choisir le type de location (vide, meublé, étudiant) et la durée du bail, vérifier la décence et réunir les diagnostics obligatoires, fixer le loyer (en respectant l’encadrement si votre ville est concernée), rédiger l’annonce, sélectionner le locataire et son dossier, signer le bail avec ses annexes et faire l’état des lieux, assurer le bien, puis gérer les loyers, la révision et la fiscalité au fil de l’année.

Peut-on encore louer un logement classé F ou G au DPE en 2026 ?

Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025 : ni nouveau bail, ni renouvellement. L’interdiction s’étendra aux logements F au 1er janvier 2028, puis E au 1er janvier 2034. Un locataire déjà en place dans un bien G peut rester jusqu’au terme de son bail, mais celui-ci ne pourra pas être renouvelé sans travaux de rénovation énergétique.

Faut-il obligatoirement passer par une agence pour louer ?

Non. Vous pouvez gérer votre location seul, de l’annonce à la gestion des loyers. L’agence facture en général des honoraires de gestion (souvent 6 à 10 % des loyers) plus des frais de mise en location : c’est un service, pas une obligation. Beaucoup de bailleurs gèrent eux-mêmes avec un outil de gestion locative pour cadrer les étapes et ne rien oublier.

Quel montant de dépôt de garantie puis-je demander ?

Le dépôt de garantie est plafonné à 1 mois de loyer hors charges pour une location vide et à 2 mois pour une location meublée. Il se restitue en fin de bail sous 1 mois (état des lieux conforme) à 2 mois (en cas de retenue justifiée).

Quels documents puis-je exiger du candidat locataire ?

La liste des pièces exigibles est fixée par décret : pièce d’identité, justificatif de domicile, justificatifs de situation professionnelle et de ressources notamment. Certaines demandes sont interdites (photo d’identité, carte Vitale, RIB, extrait de casier…) et vous exposent à une amende. Le détail figure dans notre guide du dossier de location conforme ALUR.

La rédaction Locara

Nous vulgarisons le droit locatif pour que bailleurs et locataires décident en connaissance de cause. Chaque guide est relu à jour de la législation en vigueur.

Avec Locara

Locara vous accompagne de bout en bout : fiche du bien (DPE, charges, rentabilité), annonce, installation du locataire avec ses garants, suivi des loyers et révision — chaque étape de ce guide a son écran dans l’app.

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