Lire son tableau de bord Locara
Vous ouvrez Locara pour la première fois et six chiffres vous fixent du regard. Pas de panique : on vous explique chacun d’eux, sans jargon, pour que votre tableau de bord devienne le réflexe qui pilote vos biens.
Votre tableau de bord, la photo de votre patrimoine
C’est le premier écran que vous voyez en vous connectant. Son rôle : vous donner, en dix secondes, l’état de santé de vos biens. Combien ils valent, ce qu’ils rapportent, ce qui reste à encaisser ce mois-ci, et ce qui réclame votre attention.
Tout est calculé automatiquement à partir de vos baux, de vos loyers et des informations de vos biens. Vous n’avez rien à saisir dans un tableur : les chiffres se mettent à jour tout seuls.

- Le patrimoine net : la valeur de vos biens moins le crédit qu’il reste à rembourser.
- Le rendement net prévisionnel : ce que vos biens rapportent vraiment, en pourcentage.
- Le cash-flow prévisionnel : ce qui reste (ou manque) sur votre compte chaque mois.
On va décortiquer ces indicateurs un par un, dans l’ordre où ils apparaissent. Gardez en tête un mot qui revient souvent : « prévisionnel ». Locara projette sur l’année à partir de votre situation d’aujourd’hui — ce sont des estimations, pas votre déclaration fiscale.
Le patrimoine net : ce que vous possédez vraiment
Le patrimoine net, c’est la valeur de vos biens moins le capital de crédit qu’il vous reste à rembourser. C’est votre richesse immobilière réelle, une fois la banque déduite.
Dans notre exemple : 516 209 €. Ce chiffre vient d’un calcul tout simple : une valorisation de 1,4 M€ pour l’ensemble des biens, moins 885 091 € de crédit encore dû. Ce qui reste vous appartient vraiment.

- « 1 sans valeur » : un bien dont vous n’avez pas encore renseigné l’estimation. Cliquez pour l’ajouter et affiner le total.
Comment mettre à jour une valeur ? Renseignez le prix d’achat ou une estimation récente sur la fiche du bien. Pas besoin d’une expertise au centime près : une fourchette réaliste suffit à rendre l’indicateur utile.
Le rendement net prévisionnel : votre bien rapporte-t-il vraiment ?
Le rendement, c’est le pourcentage que vos loyers représentent par rapport à la valeur de vos biens. Plus il est élevé, plus votre argent « travaille ». Mais tout se joue dans un mot : net ou brut.
Le rendement brut, c’est le calcul optimiste : les loyers de l’année divisés par la valeur des biens, sans rien déduire. Ici, 6,53 %. Le rendement net, lui, retire les charges qui ne reviennent pas au locataire (taxe foncière, assurance, charges non récupérables, gestion). Résultat : 4,89 %. C’est le chiffre honnête, celui qui compte.

- « brut 6,53 % · hors crédit » : le rendement avant charges, donné pour comparer. L’écart avec le net, ce sont vos charges.
Un détail important : ce rendement est calculé « hors crédit ». Il mesure la performance du bien lui-même, indépendamment de la façon dont vous l’avez financé. Le poids du crédit, lui, se lit dans l’indicateur suivant.
Le cash-flow prévisionnel : ce qui reste (ou manque) chaque mois
Le cash-flow, c’est concret : c’est l’argent qui reste réellement sur votre compte chaque mois, une fois tout payé — le crédit compris cette fois. Loyers encaissés, moins les charges, moins la mensualité de prêt.
Dans notre exemple, il est négatif : -537,40 € par mois, avec un petit badge « négatif ». Autrement dit, ce bailleur complète de sa poche à hauteur d’environ 537 € chaque mois.

- Le badge « négatif » : un repère visuel, pas une alarme. On vous explique pourquoi juste en dessous.
Un cash-flow positif, à l’inverse, veut dire que vos biens s’autofinancent et vous versent un complément. Ni l’un ni l’autre n’est « bon » ou « mauvais » dans l’absolu : tout dépend de votre stratégie. L’important, c’est de connaître le chiffre pour ne jamais être pris au dépourvu.
L’encaissé du mois : où en sont vos loyers
Sous les trois grands indicateurs, une barre vous montre l’encaissement du mois en cours. À gauche, ce que vous avez déjà perçu ; en entier, ce que vous devriez percevoir sur le mois.
Ici : 6 212 € encaissés sur 8 282 € attendus. La partie pleine de la barre, c’est le perçu ; la partie plus claire, ce qu’il reste à rentrer. En un coup d’œil, vous savez si votre mois est bouclé ou s’il manque des loyers.

- La partie claire à droite : les loyers encore attendus ce mois-ci. Le lien « Loyers → » ouvre le détail ligne par ligne.
L’écart entre les deux montants correspond aux loyers pas encore tombés — un locataire qui paie le 5, par exemple — ou aux impayés. Pour savoir lesquels, direction l’encadré suivant.
À traiter : votre pile d’actions du mois
C’est la zone la plus utile au quotidien. Locara y remonte tout ce qui demande une action de votre part : en tête, les loyers impayés. Plutôt que de chercher, vous voyez la liste et vous agissez.
Dans notre exemple, deux loyers sont impayés. Chaque ligne indique le bien, le locataire et le montant dû, avec un bouton « Relancer » juste à côté. Un clic, et la relance part — horodatée, ce qui vous constitue une trace si la situation s’envenime.

- Le bouton « Relancer » : envoie une relance datée au locataire, et garde la preuve dans le journal des relances.
Quand tout est réglé, la zone affiche un rassurant « Tout le reste est à jour ce mois-ci ». Un tableau de bord vide, ici, c’est bon signe.
Le classement des biens : qui performe, qui traîne
Si vous avez plusieurs biens, ce bloc est votre meilleur allié. Il classe tout votre parc et vous laisse choisir le critère de tri : rendement net, rendement brut, cash-flow ou patrimoine. Un onglet, et le classement se réorganise.
En haut, la moyenne du parc vous sert de repère : ici, 4,77 % de rendement net. En dessous, vos biens du plus performant au moins performant. Le premier, un F3 à Metz centre, affiche 6,23 % : il tire votre parc vers le haut. D’un regard, vous voyez lesquels méritent votre attention.

- Les onglets de tri : basculez entre rendement net, brut, cash-flow et patrimoine pour changer l’angle de lecture.
Ce classement n’est pas là pour juger, mais pour décider. Un bien sous la moyenne, c’est peut-être un loyer à réviser, des charges à revoir, ou simplement un bien récent qui n’a pas encore trouvé son rythme. Le tableau vous montre où regarder — à vous de creuser.
Et maintenant ?
Vous savez lire vos six indicateurs : patrimoine net, rendement net, cash-flow, encaissé du mois, actions à traiter et classement des biens. C’est déjà tout ce qu’il faut pour piloter sereinement.
Le bon réflexe : un coup d’œil rapide en début de mois. La zone « À traiter » vous dit s’il y a une action à mener, l’encaissé vous confirme que les loyers rentrent, et les grands indicateurs vous rassurent sur le cap. Trois minutes, et vous êtes à jour.
Pas besoin de tout comprendre du premier coup. Revenez sur ce guide au fil de vos questions : chaque chiffre est cliquable et vous mène au détail derrière la synthèse.
Questions fréquentes
Que signifie « prévisionnel » dans mon tableau de bord ?
Cela veut dire que Locara projette sur l’année à partir de votre situation d’aujourd’hui : loyers en cours, charges connues, crédit en cours. Ce sont des estimations pour piloter, pas des montants fiscaux définitifs. Elles s’ajustent dès que vos données changent.
Pourquoi mon patrimoine net ne compte pas tous mes biens ?
Le patrimoine net n’intègre que les biens dont vous avez renseigné une valeur. Si un bien apparaît « sans valeur », ajoutez-lui une estimation depuis sa fiche : le total se recalcule aussitôt et reflète alors tout votre parc.
Quelle est la différence entre rendement brut et rendement net ?
Le rendement brut divise vos loyers annuels par la valeur des biens, sans rien déduire. Le rendement net retire les charges qui restent à votre charge (taxe foncière, assurance, gestion, charges non récupérables). Le net est plus bas mais bien plus fidèle à la réalité.
Un cash-flow négatif est-il un mauvais signe ?
Pas forcément. Une partie de votre mensualité rembourse le capital de votre crédit : cet argent se transforme en patrimoine plutôt que de disparaître. Un cash-flow légèrement négatif est souvent un effort d’épargne maîtrisé. L’essentiel est de connaître le chiffre et de l’avoir prévu.
Comment relancer un loyer impayé depuis le tableau de bord ?
Dans l’encadré « À traiter », chaque impayé affiche un bouton « Relancer ». Un clic envoie une relance datée au locataire et en garde la preuve. Si le retard persiste malgré vos relances, l’étape suivante est la mise en demeure.